Ce jeudi débute le Tour Méditerranéen, rendez-vous majeur du début de saison hexagonale, grâce en partie à ce désormais mythique fin au sommet du Mont Faron. David Moncoutié, tenant du titre, a d’ailleurs fait de cette dernière étape l’une de ses spécialités avec trois victoires au compteur. Il n’a pas peur de le dire cette ascension il l’a connaît comme sa poche et compte bien le prouver une nouvelle fois ce dimanche. Petit « hic » tout de même, le froid polaire qui règne sur la majeure partie de l’Europe en ce moment, risque de lui poser bien des problèmes. Ce n’est un secret pour personne, David Moncoutié ne n’apprécie pas ses conditions difficiles et pourrait bien lui compromettre ses chances de succès. Le grimpeur de la Cofidis se confie à Cyclism’Actu sur ce qui consiste le premier rendez-vous de sa saison.
David, pour la reprise de votre saison, dans quelle forme êtes-vous ?
C’est ma première course de la saison donc on ne sait jamais vraiment où l’on en est. La préparation hivernale c’est bien passé, comme chaque année, mais là depuis une bonne semaine il fait vraiment froid et je n’ai pas pu beaucoup rouler. Mais ça ne m’inquiète pas, je pense que c’est le cas également pour beaucoup de coureurs.
« Pas plus de pression »
Vous êtes donc le tenant du titre, comment abordez-vous ce Tour Méditerranéen ?
C’est une course comme une autre, ce n’est pas parce que je l’ai gagné l’an dernier et que j’aurais le dossard 1 que j’aurais plus de pression. Après c’est vrai que c’est une course qui me convient bien surtout avec cette arrivée au sommet du Mont Faron. On verra bien comment seront les jambes mais s’il y a une opportunité pour refaire le coup de l’an dernier je la saisirais.
Vous ne venez donc pas spécialement pour jouer la gagne…
L’an dernier, tout c’était bien dérouler avant la dernière étape au Mont Faron. Je n’avais pas perdu de temps sur les premières étapes, il n’y avait pas de vent et surtout il faisait beaucoup plus chaud qu’en ce moment… Cette année, on annonce du froid, du vent et tout le monde sait que ce ne sont pas vraiment mes conditions. On verra comment se passe les premiers jours et on essayera de tout donner dimanche.
Celui qui s’imposera au sommet du Mont Faron sera-t-il, une nouvelle fois, celui qui s’adjugera le général ?
On n’est jamais sûr, mais je pense que c’est fort probable. Après, il peut toujours y avoir un coup de Trafalgar les premiers jours surtout que l’on annonce beaucoup de vent ou même une échappée qui va au bout avec quelques coureurs qui grimpent pas trop mal.
« Avec ce temps, ça risque d’être un peu compliqué… »
Justement cette météo, du vent, du froid, ce n’est vraiment pas évident de rouler dans ces conditions, surtout pour vous…
Ce n’est pas trop mon temps, c’est certain, je préfère quand il fait 40°. En ce moment on est dans les extrêmes fraicheurs et mon truc c’est plutôt la canicule. Depuis que j’ai été opéré d’un tendon en 2006, j’ai toujours mal au genou quand il fait froid. Si ça continue comme ces derniers jours, ça risque d’être un peu compliqué pour moi.
La montée du Mont Faron c’est quand même devenu l’une de vos spécialités…
C’est une montée que je connais bien, elle est au programme chaque année, on l’aborde différemment, cette année il y aura avant une descente sinueuse. Aujourd’hui, je peux dire que cette montée je la connais par cœur.
« Faire quelques résultats en ce début de saison »
L’équipe Cofidis aura-t-elle d’autres cartes à jouer sur ce Tour Méditerranéen ?
On n’a pas encore eu le temps de bien en discuter, mais je pense que l’on aura d’autres jokers dans l’équipe. Ça reste la première course pour beaucoup d’entre nous et personne ne sait pas où il se situe exactement même si l’on a nos repères à l’entrainement. On ne sait jamais comment sont les autres. On essayera de jouer sur plusieurs tableaux surtout s’il y a quelques bons coups de Trafalgar les premiers jours.
Après le Tour Med’, quel sera la suite de ton programme et de tes objectifs ?
J’irai ensuite sur le Tour du Haut Var, les Boucles du Sud Ardèche puis Paris-Nice. Pour les objectifs, on verra déjà comment ça va se passer au Tour Med’, mais le Haut Var et le Sud Ardèche ce sont deux courses qui me conviennent bien, donc si j’ai les jambes, je peux espérer jouer les premiers rôles. Pour Paris-Nice, je serais surtout là pour aider Rein Taaramae, mais le chrono du Col d’Eze me plait bien. C’est le dernier jour, donc je pourrai tout donner. C’est un début de saison qui me convient bien, où je peux espérer faire quelques résultats même si ce n’est pas une période que j’affectionne tout particulièrement. Je préfère quand il fait chaud donc mes vrais et gros objectifs seront plutôt cet été avec le Dauphiné et la Vuelta.
Propos recueillis par Alexandre ROLIN
Photos : Cyclism'Actu