Frédéric Guesdon a débuté la saison 2012 de la pire des manières, étant victime d'une fracture dès la première étape du Tour Down Under. Le pensionnaire de la FDJ - BigMat est actuellement en convalescence, chez lui. Après quelques jours de repos, il reprendra les entrainements en ayant l'espoir de finir sa carrière lors de Paris-Roubaix qui se déroulera le 8 avril prochain.
'Je ne m'ennuie pas, mais je cogite pas mal', confie-t-il à Ouest France. Depuis sa chute à l'autre bout du monde et sa fracture de la hanche, il n'a pas eu l'occasion de beaucoup bouger : 'J’essaie de bouger un peu mais tant que l’hématome n’est pas résorbé, je suis obligé d’attendre. C’est ce que m’a confirmé mon kiné, jeudi. Je marche aidé de mes béquilles mais je peux m’appuyer sur mon pied. Les journées passent relativement vite : le matin je m’occupe de mes filles avant qu’elles partent à l’école, puis je lis, je me repose, elles reviennent le midi déjeuner, je fais des petites siestes.'Il peut en tout cas compter sur ses amis qui n'hésite pas à passer chez lui pour savoir comment sa convalescense se déroule : 'Arnaud Gérard s’est arrêté, dix minutes, pendant son entraînement. Benoît Vaugrenard m’appelle. Avant de partir au Qatar, Mathieu Ladagnous m’a téléphoné. Je fais le point aussi avec le staff, Marc et Yvon Madiot, Martial Gayant. Mais je ne veux pas me mettre une date de reprise en tête.'Tirreno-Adriatico pour reprise ? Peu de chance 'au vue du parcours' selon le concerné : 'Il y a beaucoup de coureurs intéressés par la campagne des classiques, c’est normal qu’il y ait de la concurrence, et si j’y vais, c’est pour faire la course, pour être compétitif. Pas pour prendre le départ.' Il ajoute : 'J’y pense pas mal [à Paris-Roubaix], car aller courir sur les pavés nécessite de savoir frotter, d’avoir repris tous ses repères dans le peloton. Il ne faut pas avoir d’appréhension, être à 100 % de ses moyens.'Le coureur originaire de Bretagne affirme qu'il garde le moral et que sa décision de ne pas arrêter sur cette chute a été prise après mure réflexion, car il croit au destin.
Photo : Cyclism'Actu