Le Grand Prix de la Côte étrusque ouvrait, ce samedi, le calendrier cycliste italien. Sur quelques 195 kilomètres, les coureurs présents de l'autre côté des Alpes devaient relier San Vicenzo à Donoratico. Au programme, une seule grande difficulté, située à la mi-étape. Comme en France, sur l'Etoile de Bessèges, la météo n'était cependant pas très accueillante sur cette première semi-classique transalpine. Au thermomètre, 0 degré, et quelques flocons sur le parcours également. De fait, les organisateurs ont rapidement décidé de raccourcir l'épreuve à 170 kilomètres.
Trois hommes en tête
Côté course, ce sont trois coureurs qui animent l'étape en prenant les devants après 15 kilomètres : Frederico Rocchetti (UtensilNord Nemed), Davide Ricci Bitti (Farnese Vini) et Alessandro De Marchi (Androni Giocattoli). Le peloton laisse filer le trio qui obtient jusqu'à 11 minutes d'avance, après 70 kilomètres de course. Toutefois, les équipes de leaders commencent à mettre en marche à l'arrière et l'écart diminue. Il n'est plus que de 8 minutes à 75 kilomètres de l'arrivée, et de 3 à 30 bornes de l'arrivée.
Les équipes italiennes roulent ...
A la tête du peloton, on retrouve notamment la Lampre-ISD, du quintuple vainqueur de l'épreuve, Alessandro Petacchi. A l'avant de la course, les trois hommes continuent de se battre et possèdent 1'15' d'avance à 15 bornes de la ligne. Cette avance fond néanmoins à vitesse grand V, car sous la bannière des 10 derniers kilomètres, ce n'est plus que 15 secondes qui les séparent du peloton.
... et Elia Viviani l'emporte au sprint
A 5 kilomètres de la ligne, la jonction est faite et c'est un sprint qui se prépare. Ce sont les équipes italiennes de la Lampre, Liquigas et de Farnese qui mènent le peloton. Alessandro Bazzana (Team Type 1) tente bien de déjouer les pronostics en attaquant à 2 kilomètres de la ligne, sans succès.
L'arrivée au sprint est donc inévitable et c'est Elia Viviani qui règle le peloton dans la dernière ligne droite. Le sprinteur de la Liquigas devance Sacha Modolo (Colnago) et Filippo Baggio (Utensilnord).
Photo : Sirotti