Pierre Rolland a un nouveau statut depuis le dernier Tour de France. Et il l'assume. Vendredi, sur la troisième étape de l'Etoile de Bessèges, plus compliquées que les deux précédentes, il est passé à l'offensive. Avec succès. Le coureur d'Europcar est allé chercher sa première victoire de la saison, la deuxième de sa carrière, de quoi le rendre plus serein pour le reste de l'année :
'Gagner en février, c’est toujours bon pour la suite,' a-t-il dit à L'Equipe. 'Je ne suis pourtant pas un coureur de début de saison. Mais je suis extrêmement serein. Une victoire à cette époque de l’année, c’est moins de pression pour l’équipe. Ainsi, Voeckler n’est pas seul pour assumer tout le poids de la saison.'
Désormais leader du général, le maillot blanc de la dernière Grande Boucle pourrait donc très bien remporter le général de l'épreuve, notamment grâce au chrono en côte de dimanche. Il n'oublie pas toutefois qu'il doit aussi ce bond au général à ses compagnons d'échappée du jour : 'Je pense que ça n’aurait pas pu aller au bout si je n’avais pas été accompagné par des guerriers,' commentait-il, citant notamment Franck Vermeulen, avec qui il s'est joué la gagne. 'Ce circuit de Bessèges était compliqué et, lorsque j’ai vu que ça commençait à s’essouffler, je suis passé à l’offensive. Il n’y avait rien de prémédité aujourd’hui (hier). Le peloton aurait très bien pu revenir.'
Quoiqu'il en soit, maintenant qu'il a la tunique de leader sur les épaules, il ne voudra probablement pas la lâcher. Et ce sera d'ailleurs compliqué d'aller lui contester.
Photo : Sirotti