Eric Boyer, patron de l'équipe Cofidis et président de l'Association internationale des groupes cyclistes professionnels (AIGCP), appelle à 'faire le ménage' dans le cyclisme et ne reconnaît aucune circonstance atténuante à Alberto Contador, suspendu pour deux ans lundi.
'Après un an et demi d'enquête, la justice a rendu son verdict. Contador était donc bien dopé il a utilisé du clenbutérol, il y a eu dopage donc triche, nous a-t-il déclaré par téléphone. C'est clair, c'est avéré. La règle du jeu, on la connait. La suspension n'est pas surprenante, c'est le réglement. Ce qui est dommage, c'est qu'il ait fallu tout ce temps là. Il a pesé sur la course du Giro, du Tour. On aurait pu l'éviter. Le mal est fait. Nous allons continuer de démontrer à l'opinion publique que le cyclisme, ce n'est pas ça. Il y a encore des coureurs qui sont mal attentionnés, qui n'ont pas compris les règles du jeu. C'est incroyable d'imaginer qu'on peut passer à travers les mailles du filet. C'est dommage que Contador n'ait pas compris ça. Il a du talent naturel, il a utilisé des produits dopants, il en paie le prix.'
'Ce n'est pas une bonne nouvelle parce que ça jette encore du discrédit sur notre profession. Un coureur qui gagne un trichant, ce n'est pas un champion donc arrêtons de parler de Contador comme un champion. Il a des qualités naturelles intéressantes mais cela ne lui a pas suffi. Aujourd'hui, je ne sais pas s'il aurait pu gagner le Tour qu'avec ses qualités naturelles. J'aimerais qu'on travaille et qu'on enquête sur son entourage. Il n'est pas allé acheter du clenbutérol à la pharmacie du coin. Il faut faire le ménage chez tous ces gens qui gravitent autour de notre sport et le salissent.'